Enquête : 1/3 des pharmaciens manque de sommeil et consomme des médicaments pour mieux dormir

L’Association Pour La Literie (APL) publie aujourd’hui les résultats d’un sondage sur le sommeil des pharmaciens réalisé à l’occasion de sa participation au salon PharamagoraPlus, rendez-vous incontournable des pharmaciens d’officine qui s’est tenu à Paris les 6 et 7 avril derniers.

 

Selon l’enquête, 1/3 des pharmaciens présente une dette de sommeil tandis que 38% estiment mal dormir notamment en raison d’un coucher tardif, de réveils nocturnes ou encore d’une literie trop datée. Pour remédier à ces troubles, 35% des répondants consomment des médicaments au moins une fois par mois. Des chiffres préoccupants au regard des conséquences négatives des troubles du sommeil aux plans physiologique, psychologique, social et professionnel.

 

Après une 1ere campagne d’affichage en pharmacies fin 2017, l’APL poursuit ses démarches visant à sensibiliser les professionnels de santé au lien entre literie et qualité du sommeil. L’association a par ailleurs remis un guide d’informations pratiques aux pharmaciens interrogés, afin de répondre à toutes leurs questions sur la literie et notamment son impact sur les troubles du sommeil.

 

Les troubles du sommeil n’épargnent pas les professionnels de santé

 

Alors qu’une personne adulte a besoin d’environ 8h00 de sommeil au quotidien, 43% des pharmaciens dorment moins de 6h30 par nuit. Parmi les principaux troubles impactant leur sommeil, 39,5% évoquent des difficultés à s’endormir, 53,5% des réveils nocturnes et 40% un éveil matinal trop précoce. Des problèmes qui perturbent leurs nuits au moins 3 fois par semaine, entraînant une sensation de fatigue après le réveil chez plus de 50% d’entre eux.

 

Pour pallier ces difficultés, 1/3 des professionnels consomme un médicament au moins une fois par mois et 10% au moins une fois par semaine.

 

La literie trop souvent négligée

 

Au-delà de facteurs variés tels que le stress, l’usage prolongé des écrans ou les habitudes alimentaires, l’âge et la qualité de la literie (matelas + sommier) impactent directement le sommeil.

 

D’après les chiffres de l’enquête, 2/3 des pharmaciens dorment dans une literie achetée il y a plus de 5 ans. Or, passé 8 ans, les matériaux se dégradent et se salissent perdant jusqu’à 30% de leurs performances. L’empreinte du corps reste marquée, le matelas s’affaisse et il est plus difficile de trouver une position confortable.

 

Sur une literie neuve adaptée à la morphologie et aux préférences d’accueil et de confort du dormeur, les points de compression sont mieux répartis favorisant la circulation sanguine et une meilleure régulation thermique. L’activité musculaire est divisée par trois et le nombre de micro réveils diminue de moitié1 pour un gain de sommeil lent-profond de 14 minutes par nuit.

 

Pour préserver le sommeil et une hygiène optimale, matelas et sommier doivent donc être renouvelés tous les 8 à 10 ans maximum.

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