ETUDE ACTIDOS

 

Principaux enseignements :

- 56% des sujets dormant sur un ensemble matelas + sommier neuf ont une meilleure posture dorsale ;

- Une literie adaptée optimise la décompression musculaire et le réalignement de la colonne vertébrale, permettant notamment un redressement de 8% de la partie dorsale et de 7% de la courbure lombaire ;

- Renouveler la literie permet de réduire le temps d’endormissement pour un gain de temps de sommeil de 12 minutes par nuit ;

- Le sommeil, associé à une literie de qualité, joue ainsi un rôle primordial dans le redressement de la posture et contribue à mieux se prémunir contre le mal de dos.

 

Quand de futurs jockeys acceptent de participer à une recherche scientifique menée par l’European Sleep Center sur le mal de dos, il en résulte une étude intitulée Actidos dont les résultats concernent la qualité de vie et le bien-être de tout un chacun.

Pendant plusieurs semaines quatre-vingt-deux élèves âgés de 17 ans à 35 ans, issus du Centre de Formation des Métiers du Cheval de Maisons-Lafitte, se sont ainsi prêtés à des tests quotidiens. Les chercheurs de l’European Sleep Center, mandatés par l’Association Pour la Literie, ont notamment étudié la qualité de leur sommeil selon le type de literie utilisée : ancienne ou neuve. Objectifs : comprendre la relation entre le sommeil et le mal de dos, fléau touchant huit Français sur dix, ainsi que le rôle du sommeil et l’impact de la literie dans la régénération de la posture dorsale.

 

Pourquoi des élèves jockeys ?

Bien que les sujets ne présentent pas de pathologies vertébrales, ils sont néanmoins plus exposés au mal de dos en raison d’une activité physique intense, qui nécessite par ailleurs un sommeil récupérateur. Ces cavaliers représentent donc une population idéale pour étudier les interactions possibles entre sommeil et mal de dos. Riches d’enseignements, les résultats de l’étude Actidos sont particulièrement instructifs en matière de lutte contre le mal de dos chronique et la prévention du vieillissement vertébral.

 

UN SOMMEIL RÉPARATEUR ASSOCIÉ A UNE LITERIE ADAPTÉE CONTRIBUENT À PRÉVENIR LE MAL DE DOS

 

Le manque de sommeil : facteur aggravant du mal de dos

Si les maux de dos altèrent le sommeil, l’étude Actidos démontre que la durée et la qualité des nuits jouent notamment un rôle crucial dans la perception de la douleur : lorsqu’on ne dort pas suffisamment, le mal de dos est en effet ressenti de façon accrue. A ce titre, 42% des sujets souffrant de lombalgies, courbatures et autres douleurs dorment moins de 6 heures par nuit. En outre, les enregistrements polysomnographiques de l’étude révèlent chez ces sujets un sommeil souvent fragmenté par des micro-réveils. Des résultats d’autant plus préoccupants que les Français dorment mal et de moins en moins : à peine 6 heures pour 30% d’entre eux, selon une récente enquête de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV ). Un syndrome « nuit courte » qui touche particulièrement les adolescents, notamment en raison de l’usage prolongé des écrans avant le coucher.

Ce n’est donc pas un hasard si de plus en plus de jeunes adultes et d’adolescents, ne présentant pas à priori de problèmes pathologiques inflammatoires, déclarent désormais souffrir de maux de dos. Une vie trop sédentaire et le manque d’activité physique sont effet et à l’origine d’un « déconditionnement postural » qui entraîne des contraintes supplémentaires sur les muscles antigravitaires du dos. A terme, il peut déboucher sur des déséquilibres de la posture, générateurs de douleurs vertébrales chroniques.

 

La force gravitationnelle impacte la qualité du sommeil

Le spationaute français Tomas Pesquet le confiait à son retour sur la planète bleue, il n’a pas beaucoup dormi lors de son voyage dans l’espace. En cause, l’environnement de la cabine spatiale, le bruit, le stress mais aussi la notion de « zéro gravité », autrement dit l’état d’apesanteur. En effet, de récents travaux sur le sommeil pendant les vols spatiaux ont démontré l’importance de la force gravitationnelle sur la durée et la qualité du sommeil. Il faut savoir que les humains, comme tous les autres mammifères, naissent avec « la peur de tomber ». Inscrite dans l’ADN de l’homme, cette angoisse implique une lutte de tous les instants et d’importants efforts physiques pendant la journée pour maintenir l’équilibre et la posture du corps en position debout. Absence de gravité oblige, les spationautes connaissent donc des périodes de sommeil paradoxal écourtées, sans pour autant ressentir de sensation de fatigue. 

Or c’est pendant le sommeil paradoxal que le système vestibulaire, qui contrôle l’équilibre et la posture du corps, travaille. Les muscles antigravitaires ne sont plus soumis à la pression de la gravité et se déconditionnent, permettant aux disques intervertébraux de se dilater et aux dos de mieux se régénérer. Les conséquences de cette décompression sont parfois surprenantes pour les explorateurs de l’espace qui peuvent ainsi grandir de quelques centimètres : quatre pour Tomas Pesquet.

 

Une meilleure décompression de la colonne vertébrale

L’étude Actidos démontre que la literie peut jouer un rôle primordial dans cette relation entre gravité terrestre, sommeil et douleurs vertébrales. Une literie récente et adaptée contribue à optimiser la régénération du dos en aidant la colonne vertébrale à mieux se réaligner durant la nuit, soulageant ainsi l’activité cérébrale visant à maintenir l’équilibre du corps. Les conclusions du bilan comparatif effectué par les chercheurs de l’étude Actidos sont incontestables : dormir sur un ensemble sommier + matelas neufs permet une meilleure décompression de la colonne vertébrale en favorisant la ré-expansion et la réhydratation des disques intervertébraux. Quant aux muscles antigravitaires qui maintiennent l’équilibre et la posture du corps, ils se relâchent et se réalignent plus facilement pour permettre à la colonne vertébrale de retrouver des courbures physiologiques optimales. Les résultats observés chez les jeunes jockeys sont significatifs, avec un effet bénéfique sur la posture pour 56% des sujets dormant sur une literie neuve. La posture s’améliore notamment à deux niveaux de la colonne vertébrale : l’alignement de la partie dorsale progresse de 7.95% et celui de la courbure lombaire de 7%.

 

Un endormissement plus rapide et un gain de 12 minutes de sommeil par nuit

En plus de l’amélioration de leurs maux de dos, les jockeys ont par ailleurs déclaré un sommeil de meilleure qualité avec un temps d’endormissement réduit et 12 minutes de sommeil supplémentaires par nuit, comparé à leur ancienne literie. A leur réveil, vers 5 heures du matin, les cavaliers ayant dormi sur une literie neuve ne font état d’aucune sensation de fatigue, malgré une nuit courte. L’étude Actidos démontre ainsi l’impact de la literie sur la qualité du sommeil (dont les implications sur notre santé physique et psychique sont aussi variées que déterminantes) ainsi que sur le processus de réinitialisation de la posture, soulignant par la même occasion le rôle majeur de la literie dans la prévention du mal de dos et du vieillissement vertébral.

À l’initiative de l’Association Pour la Literie, cette première étude Actidos devrait être suivie de plusieurs volets de recherche. Objectif : affiner la compréhension des mécanismes de réinitialisation de la posture pendant le sommeil, afin d’aider le grand public à retrouver un sommeil réparateur permettant de franchir tous les obstacles !

 

Méthodologie de l’étude : Actiwatch et Kinéod

Temps d’endormissement, efficacité du sommeil, fragmentation du sommeil, environnement de la chambre à coucher : les nuits des jeunes cavaliers ont fait l’objet d’un entretien appronfondi sur les rythmes veille/sommeil. Les chercheurs se sont notamment particulièrement intéressés à la posture vertébrale des sujets au moment de leur endormissement, vers 22 heures, jusqu’à leur réveil, à 5 heures du matin. Les observations ont été menées sur deux groupes d’élèves, les premiers dormant sur une literie ancienne de plus de cinq ans, les seconds sur un sommier (à lattes flexibles) et un matelas (à latex ou mousse à haute résilience) neufs. Durant deux semaines, 24h/24, chaque donnée relative au « mode de nuit » des sujets a été dûment collectée par méthode actimétrique, grâce au port d’une Actiwatch. Cette montre permet d‘enregistrer les périodes de vigilance et de sommeil par la mesure de l’activité musculaire. L’évaluation de la posture a été, quant à elle, mesurée via un appareil Kinéod dont la technologie optique infra-rouge permet la numérisation en 3D du corps des sujets.


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